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Denis SASSOU NGUESSO, son vibrant hommage au travail et à l’unité lors de son allocution à l’occasion des 60 ans de l’indépendance.

Depuis la nuit du 14 août dernier, plusieurs médias sont revenus sur le discours du Chef de l’Etat à l’occasion des 60 ans de notre indépendance. Et pour cause, c’était un discours plutôt mémorable, qui a reçu un accueil chaleureux. En atteste les commentaires laudateurs qu’il a engendrés de toutes parts et les excellents articles qui lui ont été consacré dans les journaux les plus sérieux et les plus estimés.

Toutefois, peu d’entre eux ont souligné l’aspect le plus gratifiant de cette adresse à la nation du premier citoyen du pays, son vibrant hommage au travail et à l’union.

En effet, dans son allocution, le Président de la République a donné à ses compatriotes, en particulier les plus jeunes, non seulement des repères pour appréhender notre passé, mais il a également évoqué les clefs pour nous sortir du marasme actuel lié aux crises que nous traversons.

Un discours venu à son heure puisqu’il répondait à un besoin : inciter les congolais à davantage de productivité, et rappeler les bénéfices de l’unité. Tant il est vrai qu’actuellement l’économie est plutôt morose, et que l’amour du travail n’a pas franchement le vent en poupe.

Tant aussi que notre pays détient le pompon en Afrique centrale quand il est question d’accabler l’Etat et le gouvernement de tous nos maux, plutôt que d’appeler au génie individuel de chacun pour pallier aux problèmes collectifs. Mais enfin, que fait chaque citoyen dans son registre, dans son coin pour aider à résoudre ces défis auxquels l’on fait face ?

Car c’est là le nouvel évangile que personne ne veut écouter, mais pourtant il faudra bien se rendre à l’évidence. A l’heure où nous parlons, la politique est incapable de répondre à tous les enjeux ; les jeunes ne doivent pas en attendre plus qu’elle ne peut donner. C’est malheureux mais c’est comme ça. C’est le cas en Afrique, c’est aussi le cas en Europe.

Quant à l’unité, certes il y a longtemps que nous ne sommes plus au bord du gouffre, mais qu’est-ce qui serait moins périlleux que de considérer que les choses sont irréversibles. Il nous faut constamment rester vigilants, gardiens jaloux de cette paix acquise au prix de sacrifices abyssaux. N’est-ce pas de notoriété publique, dans l’histoire, que c’est souvent en de telles périodes que les charlatans de différents bords préfèrent agiter leurs artifices douteux pour induire le désordre ?

« L’unité a parfois été mise à rude épreuve. Mais à chaque fois un sursaut s’est toujours opéré à l’avantage de la paix et de la cohésion nationale, avec des formules originales internes, fruits de notre sagesse millénaire, nous avions su surmonter les épreuves même les plus douloureuses. »

L’unité donc, doublée du travail. Car il faut remettre le travail au goût du jour, et le Président a fixé le rythme, pour nous sortir de cette situation un peu biscornue imposée par la crise sanitaire et tous ses corollaires. Nul besoin de prendre la poudre d’escampette, le monde a déjà survécu à des situations bien pires, a-t-il rappelé. Se posant en capitaine de navire fiable par gros temps, il s’est montré une fois de plus rassurant sur l’issue de cette crise qui pourtant plonge le monde dans un état d’extrême anxiété.

Comme celui de Roosevelt en son temps au moment de la débâcle économique de 1929, c’était un discours de nature à changer l’atmosphère du pays, à redonner le moral à cette nation congolaise à qui il convient de faire comprendre qu’il y a une opportunité dans toutes les crises. Et celles que nous traversons peuvent, si on sait se réinventer, conduire le pays dans une direction complètement nouvelle, vers des destinations encore plus radieuses.

La crise vous savez, peut constituer une occasion pour apporter une contribution remarquable à nos communautés. Une chance pour nous jeunes de nous démarquer et faire parler notre génie. Car voyez- vous, pour revenir à l’indépendance, ce n’est pas tout d’y accéder. Chaque congolais dans son coin, doit faire tous les jours ce qu’il faut pour la préserver. Et de ce fait, le travail doit devenir le point de ralliement de tous ceux qui aiment ce pays et qui sont en quête d’une transformation rapide et tangible de notre société. Jeunes du Congo, le travail, comme dit l’adage éloigne de nous trois maux : l’ennui, le vice et le besoin.

« L’unité au service du travail acharné, qui requiert toujours abnégation et esprit de sacrifice. Car aucun peuple ne s’est affranchi et ne s’est assumé dans la facilité. Le travail nous a permis d’affronter les conjonctures même les plus difficiles, à l’instar de celle que nous traversons présentement. Le travail est créateur de richesse et le travail est source de progrès. »

Les scientifiques ont pu déterminer que notre cerveau évolue selon nos actes et les circonstances. Et nous avons suffisamment de ressources en nous-mêmes pour ne pas être les spectateurs d’une économie qui tangue. C’est l’aspiration vers laquelle nous devons tendre. La plasticité innée du cerveau fait que notre potentiel d’évolution est multiple et illimité. De nos jours la science et l’innovation ont rendu possible ce qui hier était impensable. Nos chances de nous en sortir sont infiniment plus vastes que ce qui menace de nous engloutir.




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